"J'me lave les dents tu peux monologuer" (extrait de conversation msn avec Ju)

"J'me lave les dents tu peux monologuer" (extrait de conversation msn avec Ju)
___Tu constateras cher lecteur (ou pas) que ce glob, mon squatte sur le net, tombe quelque peu en désuètude. Devenu l'entrepôt désafecté de mon esprit car peu entretenu, le nombre de visites a fortement chuté. Ou alors est-ce le contraire. Quoiqu'il en soit, en poussant l'investigation un peu plus loin on remarquera qu'une irréductible continue de flaner ici-bas. J'ai nommé la célèbre Ju. D'ailleur celle-ci ayant soufflée ses bougies récemment quoi de plus à propos qu'un article consacré pour fêter ça.
___Je ne me souviens plus quelles circonstances ont mené mes déambulations nocturnes sur sa "pénétration mentale" en HTLM, mais je sais que j'ai vite accroché le style humour sarcastique à surtout prendre le plus souvent possible au second degré. je me suis empressé de lui signaler et elle m'a vite rendu mon commentaire, en bonne blogeuse. Puis de fil en aiguille, je te passe les détails, on a finalement fait suffisament connaissance pour se rencontrer. Boire un verre seulement car pour un concert, je suis encore un étranger.
___Nous observerons que si Ju retourne les commentaires avec célérité, elle ne consacre pas le même effort pour arriver à l'heure au rendez-vous. Vous poireauterez donc une demi heure dans le froid puis apparaitera, comme prévu au téléphone trente secondes plus tôt, une petite brune toute enmitoufflée dans une redingote, la gorge protégée par une écharpe en laine de mammouth, au moins.
___Après quelques bises, deux ou trois papotages, cinq minutes de marche et une traversée laborieuse du Blackdog, nous finissons par poser notre séant à une table du restaurant. C'est là que Ju perd le tier de son epaisseur et on se retrouve en face d'une séductrice avérée. Imaginez une petite robe grise qui souligne d'un pan une fine silouhette, le tout agrémenté d'un décolleté laissant entrevoir le rouge satin de sa lingerie. D'ailleur pour le petit commentaire il faut savoir que je sais aprécier ce genre de floriture autrement que par la seule fixation, c'est pour cela qu'à la seconde rencontre Ju ornera sa gorge déployée d'un intriguant collier de grosses perles noires, pour mieux fixer mon attention.
___Plus que l'agréable présence de la Ju, on notera une ouverture d'esprit capable d'alimenter des conversations sur toutes sortes de sujets, allant du débat philosophique sur la nature de l'amour et ses liens avec le désir sexuel, aux crottes de pigeons sur les rebords de fenêtres et les solutions employées pour éviter ça. Ajoutez à cela des fous impromptus et vous êtes sur de passer de bons moments...
___Donc tu vois chez lecteur, ce glob, peut bien passer aux oubliettes ou même disparaitre, il m'a déjà apporter bien plus qu'espéré : l'incontournable trait de crayon noir cernant les beaux yeux bleus tantôt verts de Ju.





"My sweet sixteen, oh runaway child
Oh sweet sixteen, little runaway girl."




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# Posté le samedi 17 mai 2008 18:27
Modifié le lundi 19 mai 2008 14:35

Elucubrations

Elucubrations
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Stockholm
sur l'eau,
le 27 avril 2007











___Vendredi dernier, une forme de bonheur m'aura gratifié d'un rare clin d'oeil, un moment de pure extase que le vie nous offre de manière irraisonnée si l'on sait seulement être attentif à notre entourage. Faut-il encore faire preuve d'un peu de sensibilité pour certain, savoir retirer les oeillères qu'on s'impose.
___Ce jour donc, la chance m'avait placé sur un poste situé à une dixaine de mètres à peine de la grande baie vitrée qui donne sur l'est. Le paysage qui s'y dessine est d'ordinaire morne et sans interêt. La grande allée et son préhaut de plexiglass avec ses voitures alignées en contrebas comme les batiments ocres ou gris délavés avec leurs escaliers métaliques partout sur leurs facades ne se distinguent en rien de la lassitude.
___Il était donc sept ou huit heures du matin quand le lever du jour est venu enluminer ce tableau de mon quotidien. Progressivement la lumière envahissait l'atelier tandis que dehors le miracle se produisait. Chaque carrosserie, par-brise, vitre, escalier métallique captait le moindre rayon d'un soleil venu troner au milieu d'un ciel bleu à l'infini, projetant leur scintillement aveuglant sur nos visages. Le moindre mouvement rendait la lumière vivante, impressionnante de beauté.
___C'était un vendredi. La journée est passée avec une vitesse fulgurante. En rentrant, j'ai dormi dans le car, rideau tout ouvert bien sur, le visage encore et toujours au soleil. Une fois chez moi, j'ai eu l'impression de me retrouver dans le noir avec mes fenêtres à l'ouest mais Elle est arrivée. Et dans ses yeux amoureux le spectacle se prolongeait.




"Oh, we're sinking like stones,
All that we fought for,
All those places we've gone,
All of us are done for.

We live in a beautiful world,
Yeah we do, yeah we do,
We live in a beautiful world,

Oh, we're sinking like stones,
All that we fought for,
All those places we've gone,
All of us are done for.

We live in a beautiful world,
Yeah we do, yeah we do,
We live in a beautiful world.

Oh, all that I know,
There's nothing here to run from,
And there, everybody here's got somebody to lean on".




# Posté le samedi 16 février 2008 08:05
Modifié le samedi 16 février 2008 10:19

Dans mes rèves ce qui vous effraye me sauve la vie.

Dans mes rèves ce qui vous effraye me sauve la vie.
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___Quand j'étais encore un enfant innocent (chez un homme, c'est en gros la période entre la naissance et la découverte de l'autre utilité de son sexe que celle d'uriner), il y avait plusieurs rèves aux caractères redondant qui me harcelaient entre deux insomnies. L'imparfait est de rigueur bien sur, parce-qu'aujourd'hui ces divagations de mon inconscient ont cessé de se manifester. Mais gamin, l'onirique avait une grande place dans ma vie et certains rèves me troublaient tant qu'au réveil succèdait bien souvent un état similaire à l'apathie. Enfin, c'est l'impression que je devais donner aux autres car dans mon crâne un véritable tohu-bohu s'animait dès que j'ouvrais les yeux.
___Récemment l'un d'eux, pourtant bien enfoui dans ma mémoire fébrile, a resurgi comme un corps noyé qui remonte à la surface d'un lac. C'est celui où je marche la nuit dans une rue calme et déserte. De long et effrayant lampadaires jettent leurs faisceaux de lumière blanche sur mon visage quand je passe tranquillement en dessous. Les arbres n'ont pas de feuilles mais je n'ai pas froid. Des oiseaux se mettent à piailler. Un long et interminable râle me tire de ma torpeur. Un chat me dis-je. Des aboiements résonnent au loin et là je me dis que ça craint de rester ici alors j'accelère mon pas. Des voitures se mettent à filer à toute vitesse faisant vrombir leurs moteurs et m'aveuglant de leurs phares. J'entends des gens parler, crier, se disputer mais je cours déjà vite et je n'ai pas le temps de les voir... Ma course effrénée et mon coeur qui va se déloger, les lampadaires, les oiseaux, des voix, un klaxon, des cris, des phares, des aboiements et cette rue interminable. Puis plus rien. La nuit sombre et calme, un froissement d'ailes et un oiseau noir qui se pose à mes pieds avant que je me réveille.



Image trouvée ici_________




"With your feet on the air and your head on the ground
Try this trick and spin it, yeah
Your head will collapse
But there's nothing in it
And you'll ask yourself

Where is my mind ?
Where is my mind ?
Where is my mind ?"


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# Posté le jeudi 20 décembre 2007 12:24
Modifié le samedi 16 février 2008 14:03

Nos corps exquis

Nos corps exquis
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___C'est d'abord ce parfum délicat, légèrement fruité qui me fait craquer. J'aime l'inhaler dans ta nuque, derrière les lobes de tes oreilles, à la racine des cheveux... Me voilà piégé alors.
___Soumis j'y dépose un baiser, et laisse mon souffle s'attarder. Un courant te traverse, tu frissonnes quand je descends le long de ton cou pour traquer ton plaisir jusque tes épaules fragiles et satinées. Parfois tu soupires et je devine une victoire qui poussera mon appétit jusqu'à plus d'intimité.
___Je touche et frôle, embrasse et caresse ta poitrine et tes flancs, ton ventre et tes hanches. Mon coeur s'accélère, je me sens tellement en vie là contre toi, en toi. Quand la passion déborde de tes regards mi-clots, quand tes ongles s'enfoncent dans mes fesses pour remonter le long de mon dos, quand la piéce ne vibre qu'aux sons de ton plaisir... Je me sens tellement en vie...
___Ce soir, comme beaucoup d'autre, je m'endors seul... Pourvu que tes courbes et leur chaleur viennent hanter un peu mes chimères.










Heaven - I Monster
"Heaven is inside you
Heaven when I ride you
Heaven do you want me
Is heaven just in my mind ?"



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# Posté le vendredi 11 mai 2007 19:15
Modifié le samedi 16 février 2008 14:06

Elucubrations

Elucubrations
___Je regardais tranquillement la télé, et Dieu sait comme c'est rare, quand je perçus un bruit étrange sur ma droite, du côté de l'hallogène. Je lâche un peu le clip avec la jolie fille qui se déhanche pour y porter un regard plus attentif... C'est un petit papillon de nuit qui s'excite. Il virvoltent sans arrêt autour de la lampe, s'y cognant parfois. Ce truc vous savez, c'est super dangereux pour les insectes. C'est comme jouer avec le feu, ça les atire indubitablement, et s'ils ont le malheur de tomber, ils crament comme une sorcière au bûcher. Une petite fumée s'élève alors au dessus de leurs corps calcinés, et il y a une vilaine odeur de roussi.
___ Bah, ce n'est qu'un abruti de papillon après tout me dis-je...
___La fille se déhanche toujours devant moi, quand il me vient une horrible pensée. L'insecte, en fait, je lui ressemble un peu. Non non, je n'ai ni ailes membranées ni antennes. Mais c'est cette étrange fascination qu'il avait pour cette lumière qui finira par prendre sa misérable vie. Terrible métaphore de cette passion incandescente que j'entretiens depuis tout petit, comme un culte dont j'ai fait de mon âme un autel fumant.
___Tous les jours elle me dévore un peu plus, et vous savez quoi, jusqu'ici cela ne m'avait jamais choqué, jusqu'à ce que je réalise une chose. A l'image de cette scène, où j'observe le papillon de nuit en train de se flinguer, je pensais que quelque chose, quelque part au dessus, devait aussi me scruter en train de m'étouffer, me gacher même, à ne songer durant toute ma pitoyable vie, qu'à la mort.







Love like Blood - Killing Joke
"We must play our lives like soldiers in the field.
The life is short
I'm running faster all the time.
Strength and beauty destined to decay"




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# Posté le mardi 10 avril 2007 17:44
Modifié le samedi 16 février 2008 14:06