Un quart de siècle.

Vince espère bientôt mettre en oeuvre un nouvel espace privé sur le net ou vous pourrez lire ses aventures et celles de Ju à la fois :)
Deux pour le prix d'un donc. Elle est pas belle la vie ?

Un quart de siècle.

# Posté le mardi 02 juin 2009 15:39

M i l l e n e u f c e n t q u a t r e v i n g t q u a t o r z eCorrespondance Tryptique 1, ouvert, Gilles Marrey

M i l l e  n e u f  c e n t  q u a t r e  v i n g t  q u a t o r z eCorrespondance Tryptique 1, ouvert, Gilles Marrey
___Parmi les plus importantes années de ma - jusqu'ici - brève existence la neuvième fait figure en tête d'affiche.
___C'est d'abord celle où je découvre au milieu de la discographie de mon père un album étrange où la pochette me révèle un bébé dans l'eau qu'un billet hameçonné tente d'attirer. Évidemment à cet âge je ne comprends pas l'image ni les paroles de ce truc mais ça résonne bien mieux que tous les Billy Idol et autres ZZ Top déjà entendus. Mon père m'en fait une copie sur cassette et je m'endors tous les soirs sur les notes du so sad Something In The Way que je rembobine jusqu'à m'écrouler de sommeil.
___En parallèle c'est aussi l'année où je tombe amoureux pour la première fois et précoce ou pas pour l'âge, j'étais fou de cette blonde aux yeux transparents qui s'appelait Céline mais bien trop timide pour le lui avouer. Je passais alors mon temps à la contempler de près ou de loin, en classe ou dans la cour. Une fille toujours collée à ses basques qui s'appelait L'Aziza, finit par remarquer mon indiscrétion et depuis ce moment, Céline me jetait parfois un regard voulu furtif mais qui tombait souvent dans le mien. Quelques mois sont passés ainsi, et c'est une sortie de classe au palais de la découverte à Paris qui grava définitivement son souvenir en moi tant elle était belle et souriante ce jour là. Souvenir dont il lui plait de resurgir chaque fois que je passe sous ces ponts dont la fin ne semble jamais venir, caractéristiques de notre interminable voyage en bus.
___Et c'est au milieu de cette révolution musicale et sentimentale que se forment en cette neuvième année de ma - jusqu'ici - brève existence les prémices de la contrariété la plus aiguë dont la vie semble vouloir nous habituer le plus tôt possible... Mon père me dit que le chanteur de ce groupe, celui à la pochette du bébé, s'est mis une chevrotine dans le larynx. Bon je n'y entends pas grand chose pour le moment.
___Céline déménage... Ça je comprends par contre.



About A Girl - Nirvana
"I'm standing in your light
I do hope you have the time
I do pick up number two
I do keep a date with you"


# Posté le lundi 09 février 2009 04:45

Modifié le lundi 09 février 2009 16:12

Un frisson parcourt mon échine Have No Fear - Bird York

Un frisson parcourt mon échine ♪ Have No Fear - Bird York ♪

Un conseil : allez au cinéma pour Sept Vies.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 14:51

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 18:20

In The Shadow Of The Valley Of DeathLa Gare Saint-Lazare, Monet

In The Shadow Of The Valley Of DeathLa Gare Saint-Lazare, Monet























Ce n'est pas demain que je fêterai à nouveau le passage de la nouvelle année à Paris.
Trop de monde. Des gens partout, trop de gens. Ils crient et grimacent, cassent, sautent partout et en plus de vouloir rouler des pelles à ma femme, ils ne parlent même pas français et bouchent toutes les lignes de métro. Enfin heureusement on a bien mangé. Un peu comme un troisième repas de noël ajouté à cela le délire sur le tellement mélodramatique "Marteau Piqueur" de Francis Lalanne.
Si ce réveillon aurait pu être une pierre de plus au mur de ma misanthropie, il n'en est pourtant rien.
Imaginez-nous tout juste garés, les yeux rivés sur l'heure nous indiquant du départ de notre train qu'il est dans cinq minutes environ. Voila qui tombe bien c'est le temps qu'il nous faut pour atteindre la gare. Sauf que nous n'avons pas encore acheté les billets.
Un peu d'adrénaline quand, les passeports en main, nous nous jetons dans la rame. Il est plein comme à l'ordinaire mais nous réussissons à trouver deux places cote-à-cote bien que séparées par l'allée centrale. Et nous étions là, à un mètre de distance l'un de l'autre quand s'élève une chansonnette non loin. Un vieil homme laisse deviner à son publique fait d'une jeune mère et son petit garçon des mélodies tantôt interprétées à cappella tantôt à l'harmonica. Et moi juste derrière, j'écoute, paisible, comme dans une bulle au milieu du brouha, au milieu du chaos.
Et nous arrivons, le train est à quai, la bulle éclate...



"Essil on
Essil on erifet al
Essil on
Essil on eriftel al
Essil on"


# Posté le mercredi 07 janvier 2009 14:52

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 15:00

Point(s) commun(s)Tout le talent d'un photomaton

Point(s) commun(s)Tout le talent d'un photomaton
___Sept ans déjà et pourtant c'est un souvenir encore vivace qui me fait sourire. Ce froid de début décembre, les bancs de la cours, les autres qui s'agitent autours de nous et le soleil qui se couche, lentement au point de croire qu'il attend le bon moment pour enfin s'évanouir derrière l'horizon des bâtiments. Elle dit que Saint Ex' lui manque. La petite vie de lycéen sans plus de soucis que les devoirs du lendemain, j'adorais aussi mais ses vieilles bâtisses grise, ses carrés de pelouses, ses préaux marron sont d'autant plus important à mon égard qu'ils sont synonymes du début de tout, le commencement de nous...

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___On a prévu d'avoir deux enfants, une fille et un garçon. Elle voudrait le petit mec en premier pour qu'il puisse protéger sa s½ur plus tard. Mais la protéger de quoi ? Des autres garçons malintentionnés ? Ce qui voudrait dire de notre fille qu'elle manquerait de lucidité et de maturité. La préserver de la violence alors ? Ce qui voudrait dire de notre garçon qu'il serait lui même violent. Moi j'aimerai la fille d'abord car je trouve plus commode de commencer par le plus difficile. Mais au final demeure une chose sur laquelle nous tombons d'accord. Il n'y a rien que nous ne pouvons décider à la place du hasard...

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___Quelques fois j'ai l'impression du monde qu'il se désagrège, s'émiette et s'éparpille. J'ai moins le sentiment de construire une vie que celui de m'enfoncer dans un couloir sombre et froid. Toutefois cette sensation qui harcelait déjà le gamin insomniaque m'intimiderait pas davantage si elle pouvait rester dans un recoin de ma tête au lieu de me rappeler - aussi souvent qu'il y a de jours trop heureux - de marteler à grand renfort de rires aux éclats ou d'ébats amoureux, de ce couloir sombre et froid qu'aujourd'hui m'y perdre signifie l'emmener avec moi...



"I dont need anyone
You don't need anyone
I want to be a happy boy
This means that you must employ my lies
When I want you"

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 09:52

Modifié le lundi 12 janvier 2009 17:19